Ariane Janis, à la croisée du marketing et de la création joaillière

Ariane Janis Mediam Suisse

Ariane Janis est spécialiste en marketing et communication, ainsi que brand ambassador. Elle s’est associée à Alexandre Martin peu après la création de MEDIAM SUISSE. Cette société diamantaire est experte en diamants certifiés blancs et couleurs, mais aussi en gemmologie. Elle fournit des pierres précieuses connues, mais aussi des pierres fines plus rares. Rencontrez Ariane Janis à travers son parcours original et ses fonctions chez MEDIAM SUISSE. 

Ariane Janis, pour commencer, pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ?

J’ai un parcours quelque peu atypique puisqu’au départ, je suis plutôt axée sur les chiffres. J’ai poursuivi des études de statistique qui m’ont amenée à un premier poste d’ingénieur statistique dans une grande société d’études. Je faisais beaucoup d’analyse de chiffres, des études de marché, etc. Je voyais les consultants en marketing qui récupéraient mes analyses pour les présenter à leurs clients avec des stratégies incroyables. J’ai compris que c’est ce que je voulais faire : m’orienter vers le marketing produit plutôt que poursuivre purement l’analyse de chiffres. En 3 ans, j’ai basculé vers le marketing en occupant des postes de chef de produit dans des grandes entreprises. J’ai toujours aimé analyser les données pour comprendre, me baser sur le quantitatif et ensuite réfléchir à l’aspect plus qualitatif en rapport avec les tendances du marché, les attentes clients etc. Je me suis orientée tout naturellement vers le web marketing, il y a une dizaine d’années. Mon intérêt s’est porté sur ce qu’apportent les réseaux sociaux au marketing traditionnel. Je suis donc devenue consultante en marketing digital. J’aidais les jeunes entrepreneurs à y voir plus clair dans leur approche à Internet et leur expliquais quelle stratégie digitale ils devaient mettre en place pour être efficaces. 

Vous avez vécu à Singapour pendant quelques années. Qu’est-ce que vous a apporté cette expérience à l’étranger ?

En effet, j’ai eu l’occasion de partir en expatriation à Singapour entre 2013 et 2016. J’ai poursuivi mon activité de consultante en web marketing avec des entrepreneurs. Singapour m’a permis de m’ouvrir au monde des pierres précieuses. Parmi mes connaissances figuraient des diamantaires, mais aussi de nombreux créateurs de bijoux. C’est comme cela que j’ai découvert ce milieu et m’y suis intéressée de plus près. 

Comment a commencé l’aventure MEDIAM SUISSE ?

À mon retour à Genève en 2016, je devais rebondir professionnellement. Alexandre Martin faisait partie de mon réseau et il venait de fonder MEDIAM SUISSE. Il m’a proposé de le rejoindre et de s’associer car il y avait beaucoup à faire. Alexandre apportait son expertise de diamantaire et de gemmologue, moi mon expertise en marketing et en communication, une belle alliance de compétences. Au départ, nous travaillions uniquement avec les diamants et depuis un an, nous avons élargi notre offre et misons vraiment sur les pierres de couleurs qui nous plaisent énormément.

En quoi consiste votre métier au sein de MEDIAM SUISSE ?

Mon rôle est de gérer la communication de la marque MEDIAM SUISSE. Autrement dit, je choisis les bons outils, repère les événements auxquels on peut participer pour augmenter notre notoriété et les partenariats qu’on peut nouer. De plus, en tant qu’associée, je participe à la stratégie et aux décisions à prendre pour développer la société. Avec Alexandre Martin, nous sommes très complémentaires et fonctionnons donc en véritable duo. 

Et en ce qui concerne la partie créative ?

Mon deuxième rôle consiste justement à accompagner les projets de création. J’écoute la demande du client avant de la traduire afin qu’elle soit compréhensible et claire pour notre atelier de joaillerie. Le monde de la joaillerie représente vraiment un univers à part, avec ses spécificités et ses réglementations. Il y a donc un véritable travail d’échange à faire avec le client pour affiner ses attentes. Quelles pierres fines souhaite-t-il ? Quel sertissage est le plus adapté au type de pierre ? Quel métal mettra le mieux en valeur le diamant, le saphir ou le spinelle par exemple ? Il faut ensuite pouvoir briefer notre artisan joaillier pour qu’il puisse créer le bijou sur mesure. Nous voulons que le croquis ou le dessin 3D ressemble le plus possible à l’idée que se fait le client. En ce sens, notre rôle de médiateur nous semble fondamental. C’est sans aucun doute ce qui nous différencie de la concurrence. Comme nous avons choisi de ne pas avoir de boutique en nom propre et privilégions le « Sur-Mesure », nous accordons beaucoup de temps aux échanges avec nos futurs clients et clients. La proximité, le conseil, l’explication, la recherche de la pierre idéale font partie de nos missions. Pendant tout le processus de création du bijou personnalisé, nous envoyons des photos et/ou des vidéos au client pour le tenir informé. 

Avez-vous des modèles à montrer à un client qui souhaite acheter un bijou déjà prêt ?

Oui, bien sûr. En plus des pierres que nous pouvons montrer au client, nous avons aussi nos propres créations à présenter. Cela permet d’offrir un bel aperçu de la qualité de notre travail et le rendu d’une pierre montée en bijou. Il est important de noter que nous réalisons uniquement du made in Swiss. C’est un travail de très haute qualité, tant au niveau du choix des matériaux que du travail de sertissage. Le client a donc la possibilité d’acheter la bague, le pendentif, le bracelet ou les boucles d’oreille que nous lui présentons. 

Combien de temps prend en moyenne la création d’un bijou sur mesure ? 

Comme nous travaillons uniquement avec nos ateliers établis en Suisse Romande, nous livrons rapidement nos clients. Il faut compter environ deux semaines, en dehors de la période des fêtes de fin d’année. Si la pierre demandée par le client n’est pas disponible dans notre stock, les délais sont plus longs car nous allons la chercher à travers notre réseau professionnel international, quitte à sauter dans un avion pour le Sri Lanka ou la Thailande ! Il en va de même pour les joyaux d’exception qui sont de par leur complexité et la rareté des pierres précieuses sélectionnées longs à réaliser.

Où puisez-vous vos inspirations pour créer des bijoux ?

Étant donné mon métier, je me sers beaucoup d’Internet, notamment des réseaux visuels comme Pinterest et Instagram. Avec Alexandre Martin, nous partageons un penchant prononcé pour le style Art Déco. C’est l’une de nos sources d’inspiration. Par mes affinités personnelles, je puise aussi des idées dans le design des bijoux grecs que je trouve très inspirants. C’est donc ces tendances qui nous inspirent et que nous remettons au goût du jour. Mais nous nous adaptons avant tout à la demande, au style souhaité par nos clients.

Quelles sont les tendances en joaillerie en Suisse et en Europe ?

De plus en plus de grandes marques de joaillerie proposent des bijoux épurés, en plus de leur collection de parures précieuses. On remarque aussi que les bijoux fantaisie se transforment en vrais bijoux en y ajoutant un diamant, de la nacre ou du corail par exemple. Globalement, les femmes européennes portent moins de joyaux ostentatoires qu’auparavant. Elles s’orientent vers des bijoux fins et discrets : un petit pendentif orné d’un diamant, des petites boucles d’oreilles serties de pierres fines de couleur… L’esprit less is more de la mode se retrouve donc également en joaillerie. En revanche, l’Inde ou le Liban constituent des marchés différents car les bijoux ornementaux sont portés plus facilement, lors des mariages par exemple.

Ariane Janis, pour finir, avez-vous un coup de coeur pour une pierre particulière ?

Je suis très sensible au bleu du saphir, mais je suis absolument fascinée par l’opale. C’est une pierre incroyable, au point de se demander si elle est vraiment naturelle. Elle brille toute seule et offre des couleurs différentes en fonction de la lumière. Pour moi, c’est une pierre vivante, une pierre magique !

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